Blockchain en transport

La technologie de la chaîne de blocs (blockchain) est sur toutes les lèvres dernièrement. Le sujet fait les manchettes à travers le monde. On entend parler de cette technologie innovante qui pourrait littéralement révolutionner la façon dont nous faisons des affaires. Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’industrie du transport? Comment la chaîne de blocs pourrait-elle affecter les opérations? Avant de se lancer dans les impacts possibles de cette technologie, voyons en quoi elle consiste.

Qu’est-ce que la chaîne de blocs?

Voilà une question élémentaire, mais qui nous aidera à mieux cerner l’application de la technologie de la chaîne de blocs. Il s’agit en fait d’une façon de stocker les informations. On compare la chaîne de blocs à un grand livre numérique incorruptible de transactions économiques. Ce sont des blocs d’informations interconnectés, chaque bloc contenant une transaction. Ce qui rend la chaîne de blocs aussi unique, c’est qu’elle est très sécuritaire. L’ensemble complet des blocs reliés forme un registre, qui constitue la chaîne de blocs. Ces registres sont fiables, sécurisés, transparents et accessibles.

Qu’est-ce qui rend la chaîne de blocs sécuritaire?

La chaîne de blocs, c’est un peu comme l’ADN des données. Il est très difficile d’altérer l’information ou de la modifier. Dès qu’une opération est incluse dans un bloc, elle est enregistrée de façon permanente.

Tous les blocs sont horodatés ce qui permet de prouver l’existence d’enregistrements à un moment précis. La chaîne de blocs suit une séquence chronologique. Lorsqu’il y a une nouvelle information, elle conserve le lien avec les blocs précédents et des copies sont conservées dans tous les systèmes participants. Ces nombreuses copies rendent l’information résistante aux défaillances. Si un bloc est modifié, cela crée une déconnexion dans la chaîne, affectant ainsi tous les autres blocs.

Quel pourrait être l’impact de la chaîne de blocs sur l’industrie du transport?

L’implantation de la chaîne de blocs se dessine à l’horizon, mais nous avons encore plusieurs années avant qu’elle ne fasse partie intégrante des opérations quotidiennes. Toutefois, lorsque cette technologie sera adoptée et standardisée, elle affectera l’industrie du transport de différentes façons. Voici un scénario qui décrit l’impact de la chaîne de blocs dans le camionnage.

  1. Les transporteurs et les fabricants d’équipement d’origine connectent les camions à un réseau de chaîne de blocs autorisé.

  2. Les transporteurs sollicitent la marchandise auprès de prestataires 3PL (troisième partie logistique) et d’expéditeurs qui sont connectés au réseau de la chaîne de blocs.

  3. Une fois que le transporteur a un camion disponible, le réseau associe le chargement d’un expéditeur en fonction du dispositif de consignation électronique (ELD) qui présente les heures disponibles du chauffeur.

  4. Un prix de référence est utilisé pour déterminer combien l’expéditeur paiera pour le chargement.

  5. Un contrat intelligent est créé et est transmis au transporteur mentionnant le prix, le carburant et les frais accessoires.

  6. Le transporteur accepte les termes du contrat. Le camion se met en route.

  7. Grâce à la chaîne de blocs et aux transactions, l’expéditeur peut suivre tous les événements relatifs à son chargement.

  8. Une fois le chargement livré, une preuve de livraison est transmise. Une facture est envoyée et la banque paye immédiatement le transporteur.

La chaîne de blocs permettrait d’accroître la transparence et l’efficacité parmi toutes les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement. La technologie réduirait également le travail administratif et la gestion des exceptions.

Pour en apprendre davantage sur la chaîne de blocs, visionnez la conférence présentée par l’expert Daniel Pickett lors d’un dîner-conférence organisé par ISAAC en cliquant ici (en anglais seulement).

Sources : Document : Perturbation technologique des marchés financiers et de la communication de l’information, CPA Canada
Crédit image : Blockchain in Transport Alliance (BiTA)